SARAGOSSE - Octobre 2011 - Conclusion

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CONCLUSION
au
5 ème Colloque International sur l’Animation Socioculturelle, Saragoza - 26-27-28 octobre 2011
"Animation, culture et citoyenneté"

par Jean-Claude Gillet, Président du Comité scientifique,
coordonnateur du RIA (Réseau International de l'animation)

 

 

Je profite de la parole qui m’est donnée pour remercier toutes les institutions qui ont participé au succès de ce colloque et plus particulièrement à toute l’équipe d’organisation réunie à Saragosse autour de son président, Fernando Curto, à savoir mesdames Carla Vilademunt, et Lourdes Collado Martin, ainsi que messieurs Rafael Sánchez, Jacobo Cano, Rafael Lopez, José Ibanez Almazano et Fernando Blascode : c’est grâce à leurs efforts que la logistique, le financement, l’organisation des transports avec l’agence de voyage Viajes, les locaux, la mise en place du site, les repas, la documentation, l’accueil ont été si pris en charge. Je les en remercie en votre nom.

Je remercie aussi les membres du comité scientifique qui, à mes côtés, ont participé à l’évaluation des projets de communication et aux décisions prises pendant ces trois jours. Il s’agit de mesdames Isabelle My Han Derungs, de Rima Moawad, de Mariangela Belfiore Wanderley, de Lucero Zamudio Cardenas et de messieurs Jean-Marie Lafortune, Alfons Sempere Martinell, José Antonio Caride Gómez et Enrique García Pascual.

Il n’est pas inutile de se souvenir du chemin parcouru depuis la création du premier colloque. Bordeaux a regroupé environ 220 personnes avec 60 communications (sans compter les conférences plénières). Le second en 2005 fut pris en charge par la Pontificia Universidade Catolica de Sao Paolo au Brésil avec 195 participants et près de 50 communications. Le troisième fut assuré par la Haute école de travail social de Lucerne en Suisse avec 260 participants et 90 communications. Le quatrième fut réalisé en octobre 2009 par l’Université du Québec à Montréal avec 205 participants et plus de 70 communications. A Zaragoza, en octobre 2011, nous avons rassemblé à l’initiative de l’Université et de l’IEPSA, 150 participants et  75  communications.

Les différents thèmes depuis 2003 ont porté successivement sur « l’animation en France et ses analogies à l’étranger. Théories et pratique. État de la recherche » ; « la citoyenneté et la démocratie. Les défis de l’animation socioculturelle et sociale dans la mobilisation, la participation et l’intervention » ; « l’animation socioculturelle et le développement communautaire. Les enjeux locaux et globaux ; la créativité en animation. Les enjeux organisationnels, communautaires et citoyens » ; et enfin, pour cette année, « animation, culture et citoyenneté : les modèles de politiques sociaux-éducatives et socioculturelles dans des contextes de changement ».

Une grande cohérence se dégage de nos travaux successifs : en résumé, l’interrogation que je posais à Bordeaux s’est répercutée tout au long des colloques. Je vous la rappelle : « Quels liens l'animation et ses analogies peuvent-elles créer pour permettre, favoriser et développer la démocratie participative, la place des citoyens dans la décision publique, ainsi que la rencontre et l'échange entre les différentes cultures qui constituent autant de systèmes symboliques d'interprétation du monde ? ».  

Mais après tout pouvait-il en être autrement dans un monde dominé par l’idéologie de la rationalité instrumentale et la recherche du profit à cour terme entraînant en conséquence un accroissement des inégalités, une atteinte aux droits élémentaires et souvent constitutionnels : droit au travail, au logement, à la santé, à l’éducation, à la culture. Dans ces conditions que peut signifier aux yeux des animateurs la démocratie éducationnelle et culturelle, fondement historique de leur action ? Comment ne pas voir qu’il n’existe pour eux d’autre position réaliste que celle qui consiste à écouter les groupes de populations qui s’organisent, qui revendiquent, qui désirent ardemment plus d’égalité dans l’exercice des droits et plus particulièrement pour les écartés du pouvoir, les jeunes, les femmes, les anciens, les démunis, les étrangers, les immigrés ? Dans les projets qu’ils initient, qu’on leur commande ou qu’on leur demande, comment valoriser la force des différents « nous », des multiples groupes qui composent la société, sans perdre la richesse des multiples « je » qui les composent ? Dans les nouvelles exigences qui se dessinent concernant la place des citoyens dans la décision publique et les relations entre gouvernements et société civile ?

Comment favoriser aussi la naissance d’un modèle du métissage de genre, de culture, d’expérience favorisant la rencontre de l’altérité dans l’interculturalité ? Comment combattre les effets néfastes du développement de la globalisation sur les communautés locales et sur les différents systèmes de solidarités sociales mis à mal par le libéralisme capitaliste ?

Voilà les enjeux qui concernent le champ d’action des animateurs volontaires ou professionnels : pour ma part, il ne fait aucun doute que plus que jamais, les animateurs doivent refuser d’être confinés à une neutralité qui leur enlèvera toute leur légitimité dans les bouleversements à venir, signifiés par les craquements d’un système qui hésite encore entre retour à la barbarie et aspiration à une démocratie approfondie. C’est de toute façon le jeu des conflits entre groupes humains qui fera pencher le monde dans un sens ou dans un autre. L’animation, comme praxis, signifie qu’elle est une action dépendante du passé, mais ouverte à un avenir, à une historicité. Elle est donc aussi un lieu de conflits sur son sens, ses finalités et ses enjeux, tout comme ses voisines qu’elles s’appellent promotion culturelle, travail social, développement communautaire, éducation populaire ou non formelle, communication ou pédagogie sociale, éducation par le temps libre, le loisir, le tourisme, le sport ou la récréation,

A propos des enjeux organisationnels du RIA, deux propositions sont avancées par le comité scientifique visant à dépasser le stade artisanal que j’ai représenté jusqu’à aujourd’hui. La première concerne la création d’une petite équipe qui prendra en charge désormais les destinées du Réseau International de l’Animation. D’abord, parce que, en prévision de mon arrêt définitif en 2013 de toute responsabilité en ce domaine, la transmission sera ainsi plus aisée. Ensuite pour maintenir une activité partagée entre des représentants de territoires différents : Jean-Marie Lafortune continuera d’animer la revue internationale Animation, territoires et pratiques socioculturelles, un collègue de Bordeaux Luc Greffier assurera le secrétariat et un autre l’entretien du site, un collègue de l’université de Yaoundé au Cameroun, Jean-Yves Chouala, sera délégué sur ce continent et une autre de l’universidad externado de Colombia à Bogota, Lucero Zamudio, pour l’Amérique latine afin de décentraliser des réseaux potentiels (en lien avec la Red Iberoamericana de Animación sociocultural pour le second, et aussi en vue d’une rencontre éventuelle à organiser concernant les pays de l’Est et de l’Ouest de l’Europe), auquel est adjoint le président du comité d’organisation du colloque de Zaragoza, Fernando Curto, avec moi-même comme responsable de la partie scientifique du réseau, aidé par le comité scientifique actuel jusqu’à la nomination d’un nouveau comité scientifique pour la préparation du colloque de 2013.

La deuxième proposition concerne ce colloque de 2013. Nous avions comme candidats cinq sites, puis trois à savoir les départements Carrières sociales (une vingtaine en France) désirant organiser le colloque à Paris, l’Université Diop de Dakar et l’Universidad externado de Colombia à Bogota. Pour des raisons qui tiennent à la fois au support logistique, au 10ème anniversaire de la démarche qui interviendra en 2013 et à l’ancienneté des pratiques et des formations dans le champ de l’animation (rappelons qu’en France les premières formations de type praxéologique, à la fois universitaires et professionnelles, sont intervenues en 1967), et à la non-présence des collègues sénégalais, le comité scientifique après débat, rencontre avec les représentants des universités candidates, tenant compte aussi du fait que le prochain colloque de la Red Iberoamericana de Animacion sociocultural aura lieu l’an prochain en Uruguay,et suirte à un vote à bulletins secrets (6 voix pour Paris, 1 pour Bogota et une abstention), je vous invite à participer au 6° colloque du Réseau International de l’Animation qui se tiendra à Paris en 2013.

Bon retour à tous et à bientôt.

 

Jean-Claude Gillet. Responsable scientifique du RIA.

 
     

courrier  : jeanclaudegillet@free.fr / Web : http://jeanclaudegillet.free.fr / http://colloque.cs.free.fr
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